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Thierry LautardConseiller Général Grasse-Nord 1998-2004Conseiller Municipal Grasse 2001-2008 | ![]() |
Commerce
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Communiqué
Axe 85
2008
| La BlaquièreA de nombreuses reprises, le quartier de La Blaquière a récemment attiré lattention de par les incivilités et actes de délinquance qui sy développent. Après une période de relatif calme, la situation se dégrade depuis plusieurs mois aux dires des habitants. Certains qui y sont nés ou y habitent depuis longtemps désirent le quitter. Les membres des associations de locataires, de mamans dynamiques et fort actives, ont envie de baisser les bras. les commerces sont fragilisés et le centre commercial risque de nêtre bientôt plus quune coquille vide. Pourtant, les appartements sont vastes et clairs. Il existe de grands espaces verts, des jeux denfants, des parkings, un centre commercial, une pharmacie, la proximité des écoles et du collège. Ce nest pas le cas pour nombre dautres groupes dimmeubles à Grasse. Bref, il pourrait faire bon vivre à La Blaquière. Ce nest pas le cas. Cela est dû au comportement dune très faible minorité qui fait régner la peur (insultes, « caillassage », tags, incendie de poubelles, voire de voitures, ). Le chômage, la pauvreté et la précarité nexpliquent pas tout même sil faut mener une action denvergure pour redonner à chacun un emploi, des moyens pour vivre décemment et la dignité qui va avec. Ni la Caisse dAllocations Familiales (CAF) ni les assistantes sociales des Actions médicales et sociales du Conseil général (CAMS) nassurent plus leurs permanences à la Blaquière. De plus, léclairage public connaît des pannes récurrentes, souvent provoquées (ne peut-on avoir un système déclairage public fiable ?). Le poste de police municipale est très fréquemment fermé. Il ne faut pas que les quartiers en difficulté deviennent des zones de non-droits, des no mans land en matière de services publics. Les difficultés, déjà nombreuses, des habitants ne feraient que saccroître. Il a fallu que la Ville prenne en charge une agence postale pour maintenir ce service public dans le quartier. Il est du devoir du maire de la Commune denrayer cette lente dégradation qui saccélère. Le projet de loi du ministre de lintérieur envisage de faire du maire le personnage-clé de sa politique répressive, ce qui est contestable. La répression est utile et nécessaire mais cest bien au maire de mettre en oeuvre une véritable politique de sécurité jouant sur toute la chaîne prévention-dissuasion-répression. Pour cela, les différentes lois sur la politique de la ville lui donnent, à la fois, les moyens financiers et les moyens juridiques pour intervenir. Dans le cadre dun projet de Gestion Urbaine de Proximité (G.P.U.), il est possible de réunir tous les acteurs des services publics et parapublics (Education nationale, CAF, Conseil général, Centre Maternel et Infantile, Action Educative en Milieu Ouvert et éducateurs de rue, Polices municipale et nationale, Bibliothèque municipale, EDF/GDF, société dHLM Azur Provence Habitat, Mission locale, ) afin davoir une approche globale, systématique et dapporter une réponse densemble adaptée. Par exemple, est-ce à chaque administration de prévoir un « agent dambiance », doux euphémisme pour parler dun agent de sécurité ? Il est possible de mutualiser les moyens. La Ville qui a pris à sa charge les espaces verts de la cité de la Blaquière et a municipalisé la route interne ne peut-elle avoir des exigences vis-à-vis de la société dHLM et lui demander de mettre à disposition des habitants les locaux sociaux prévus à cet effet et dassurer pour chaque immeuble ou paire dimmeubles un concierge comme cela existait avant ? Ce que prévoit dailleurs la loi. Nest-il pas possible de créer une Maison pour Tous (ou Maison des Jeunes et de la Culture) où les jeunes trouveraient à la fois un lieu pour se détendre, se retrouver et un accès à la culture et à lanimation dont ils sont parfois dépourvus ? Bref, il convient dapporter le meilleur service public possible à la population tout en assurant la sécurité et la sérénité nécessaires à la population et aux agents du service public. Cest là la garantie de légalité de tous sur le territoire communal. Ce serait le meilleur signal que la puissance publique pourrait donner à la population concernée et au secteur privé (commerçants et professions libérales, ) pour leur redonner espoir et confiance.
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