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Thierry LautardConseiller Général Grasse-Nord 1998-2004Conseiller Municipal Grasse 2001-2008 | ![]() |
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Axe 85
2008
| Morceaux choisis du Rapport de la chambre régionale des comptes sur la ville de Grasse Le rapport
Lautofinancement brut, après une baisse en 2000 et 2001, se redresse, mais lamélioration est insuffisante puisque lautofinancement net reste négatif en 2003. Par rapport aux collectivités de même type, le taux dautofinancement demeure globalement plus faible. Chaque service communal renouvelle ses véhicules comme il le souhaite, sans examen critique de ces demandes par le service automobile. Chaque service attributaire gère également son parc comme il lentend puisquil nexiste pas de « pool » de véhicules qui permettrait doptimiser leur utilisation et partant den réduire substantiellement le nombre et le coût. La chambre observe sur la base de ces éléments que le nombre de véhicules municipaux à Grasse est élevé au regard des besoins réels dune commune de cette importance. Une réduction significative de ce parc automobile permettrait des économies substantielles. Globalement, pour toutes les catégories de véhicules, le poste fonctionnement a crû depuis 2000, plus particulièrement, celui des véhicules de service qui a quasiment doublé entre 2000 et 2003 (96 k contre 181 K). Ainsi, sur le seul poste automobile, il apparaît très clairement que les coûts de fonctionnement pourraient être largement diminués, ne serait-ce quen améliorant la politique dachat et dattribution des véhicules, en créant un « pool automobile » et en mettant en place un outil de contrôle. Il va de soi quun état de lactif « réel » aiderait également la commune dans sa politique de renouvellement. La commune est équipée dun système composé de 52 autocommutateurs dont la moyenne dâge est de 15 ans. Deux personnes seulement sont chargées dassurer le maintien dun parc de 500 lignes intallé sur 170 sites distincts. Dans ce cadre obsolète la commune ne peut appliquer une démarche analytique. Le parc de téléphones mobiles sélève à près de 100 unités. Ce volume important se justifierait selon la commune par le nombre dagents soumis à astreinte. La chambre sinterroge sur une organisation communale qui assujettit à lastreinte un agent sur huit. Le montant des dépenses relatives aux téléphones mobiles pour lexercice 2003 sélève à 90.000 , soit une moyenne de 900 par an et par mobile, ce qui paraît tout à fait excessif par rapport aux besoins supposés du service. La commune dispose dun important stock de créances restant à recouvrer. Pour le réduire, elle passe chaque année un certain nombre dentre elles en « non valeur », sans forcer leur recouvrement. Cette solution nest pas saine. Les motifs qui justifieraient la prise en charge communale de certaines de ces créances, tels que linsolvabilité des propriétaires ou encore limpossibilité pour la commune de laisser des immeubles sécrouler, ne peuvent être considérés comme recevables sans tentative préalable de recouvrement. [...] du 1er janvier 1998 au 31 décembre 2001, aucun bilan annuel relatif à lactivité des marchés na été soumis à délibération du conseil municipal. La chambre ne peut donc que constater labsence dinformation synthétique du conseil municipal. La commune na pas enfin été en mesure de présenter le coût de cet absentéisme. Pourtant elle a pris un contrat dassurance pour en couvrir les frais. Une estimation de ce coût permettrait de savoir si lassurance souscrite a été bien négociée. |