![]() |
Thierry LautardConseiller Municipal à Grasse Alpes-Maritimes | ![]() |
J.K. Galbraith
Dévt durable
Biblio
JFK
| Jean-François KnechtJ´ai mieux connu Jean-François Knecht -- Jean-François - après notre élection au Conseil général. Nous l´avons choisi comme président de groupe en raison de sa pugnacité dans les débats, de son souci du détail, y compris juridique voire financier (il relevait même les erreurs de centimes !) mais aussi de sa capacité à se faire apprécier de nos adversaires ou de nos concurrents. Il était comme l´ont décrit ses filles et Patrick Mottard : imprévisible, absent où on l´attendait et présent où l´on ne soupçonnait pas qu´il fût. La mèche en bataille, l´élégance vestimentaire approximative (avec quelques améliorations l´âge passant). Dès la première séance, en 1998, bataille verbale homérique avec M. Ginésy. Nous avons quitté la salle et attendu des excuses, qui sont venues... Dès la première séance, en 2001, avec M. Estrosi, nouvelle bataille verbale : Jean-François se fait traiter de " voyou " d´où un procès intenté au nouveau président du Conseil général malgré quelques tentatives de banaliser ses propos. Il n´est pas facile d´être élu dans ce département. A tous les sens du terme. Cela n´a pas empêché Jean-François d´être réélu brillamment en 2004 dans un contexte peu facile. Les nombreuses gerbes de clubs, bouliste, foot, etc. des amis de tel lieu ou de tel comité de quartier ont témoigné lors de la cérémonie funéraire de l´attraction et de l´attachement que savait susciter Jean-François auprès de nos concitoyens. Mais quelle boulimie de travail, quelle capacité d´indignation devant toute injustice sociale, économique, culturelle, ... Aujourd´hui, il est parti comme il a vécu. En homme libre. Avec toutes ses contradictions. Il y a une morale (une éthique ?) pour tous : " ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n´y croyaient pas ". Paul Eluard (ou Aragon, je ne sais plus). Je vous livre un extrait d´un beau poème de Jules Supervielle, qui est donc mon hommage à Jean-François. Bien à vous, Thierry
Quand la voix du retour murmure : par ici,
|