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Thierry LautardConseiller Général Grasse-Nord 1998-2004Conseiller Municipal Grasse 2001-2008 | ![]() |
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| Entretien 2003Désirant être un élu de proximité et rendre service à mes concitoyens, je les accueille à ma permanence de l'Espace Condorcet, 12 rue Paul Goby le jeudi de 17 heures à 19 heures. Ce contact direct facilite une écoute et l'aide que je peux apporter sous forme de " coup de pouce ", de montage de dossiers, de mise en contact avec les organismes sociaux et autres ou d'informations. A l'heure actuelle, un grand nombre de demandes concernent le logement (logement insalubre, trop petit, trop cher, famille expulsée, sans renouvellement de location, etc.). Parmi les demandeurs une forte proportion de personnes venant du Nord de la France, qui se retrouvent particulièrement isolées, et de personnes d'origine immigrée en situation régulière mais soumise à un racisme latent... Je les oriente vers le service du logement de la ville qui a mis en place un numéro départemental unique, vers des agences immobilières avec lesquelles je travaille en confiance et en cas d'urgence interviens auprès de la préfecture. De même, j'appuie les demandes de réhabilitation de logements HLM grâce à un financement du Conseil général (cas actuel des Capucins et des HLM Saint-Claude). En matière d'emplois, j'oriente les jeunes soit vers les entreprises (j'ai par exemple servi de caution morale à un jeune qui désirait faire un apprentissage en restauration) soit vers la mission locale qui remplit un rôle important avec efficacité. Depuis janvier 2001, beaucoup de personnes âgées viennent me voir car étant sans ressources ou avec de faible moyen et alors qu'arrivent les ennuis de santé liés à l'âge, elles désirent bénéficier de l'Allocation Personnalisée à l'Autonomie (APA). Explication des démarches, montage de dossiers, cela, leur très utile. Il m'arrive souvent d'écrire avec efficacité aux administrations pour attirer leur attention sur des dossiers dont l'examen dure trop longtemps (CAF, Sécurité sociale, COTOREP, CRAM, mutation, bourse scolaire, ...). Certaines demandes sont très familiales : garde d'enfants en bas âge, naturalisation, décès et succession, adoption. Beaucoup d'associations culturelles, sportives, sociales et autres me contactent pour obtenir une subvention, une coupe ou un prix à remettre et quelques créateurs d'entreprises viennent me voir. En plus de mes conseils, la plate-forme d'initiative locale (PFIL) de Grasse, le Centre de Promotion des Entreprises, leur apporte une aide très efficace. UNE VISION D'ENSEMBLE DES PROBLEMES DE SOCIETE DANS LA REGION GRASSOISEL'évolution de la situation grassoise a été marquée, plus qu'on ne le croit, par la récente loi sur l'intercommunalité qui amène notre ville à repenser son développement en termes de coopérations renforcées avec d'autres communes. Déjà, le bassin grassois se définissait comme une unité dont la géographie variait selon les enjeux. Pour l'activité économique, par exemple, l'industrie de la parfumerie précisait les périmètres: à Grasse la production du parfum, aux communes voisines la fourniture de la matière première, la fleur. Le transport ou l'action sociale imposent d'autres contraintes et donc d'autres périmètres. L'intercommunalité est, de ce point de vue un incontestable progrès, puisqu'elle fixe les compétences et les périmètres de la nouvelle entité. Mais elle ne règle pas les rivalités entre groupes de communes. La responsabilité qui apparaît à tout élu est celle de la réduction des grandes inégalités sociales de notre département et, particulièrement, à l'ouest du département. Notamment, celles liées à l'emploi inégalement réparti qui condamne une partie de la population au chômage et à l'exclusion. L'implantation des entreprises, concentrées autour des grandes villes, davantage sur la bande littoral que sur l'arrière pays, accentue naturellement ces inégalités. Notre rôle est de constater les déséquilibres et à partir de finalités collectivement élaborées et arbitrées, d'y remédier par des moyens appropriés, c'est-à-dire efficaces. 1- DES PRIORITESDepuis longtemps Grasse a conquis son label de qualité de vie pour ses habitants aujourd'hui mis à mal par les difficultés de l'industrie des parfums, l'urbanisation et la forte croissance de la ville de Grasse. Les communes alentour connaissent les mêmes phénomènes. L'immigration, qui a contribué au fort développement de l'industrie du bâtiment, elle-même par l'essor du tourisme, et de l'agriculture, est en première ligne pour subir les conséquences du déclin que l'on perçoit. De nombreux ruraux ne poursuivent plus leur exploitation devenue non rentable et des secteurs se paupérisent. C'est la raison pour laquelle une des priorités est de diversifier l'activité économique et de faire appel à la complémentarité régionale. Les problèmes qui découlent de l'emploi sont liés directement à l'amélioration du cadre de vie. Les récentes inondations et leurs conséquences pour les habitants de la vieille ville à Grasse en sont la démonstration. Des efforts financiers pour améliorer l'environnement urbain sont bons pour l'activité en général et donc pour l'emploi. De plus, ils valorisent les sites, répondent aux vux des riverains d'un habitat décent et rehaussent l'image de la ville. Il y a là aussi des éléments de réponse au besoin de sécurité exprimé par nos concitoyens. 2- REPARTITION DES ROLES ENTRE INITIATIVES PUBLIQUES ET PRIVEESLa vie associative grassoise est d'une grande vitalité. Cela tient sans doute à ses traditions culturelles, sa proximité d'avec les zones rurales et les différences qu'elle a toujours voulu affirmer face à sa sur cannoise. C'est pourquoi, au moment des récents évènements tragiques que nous avons connus, il y a eu un tel mouvement pour aider les familles en difficulté, inspiré par des valeurs de solidarité et de coopération. Le mouvement associatif et mutualiste s'est de lui-même mis à contribution pour trouver des solutions d'urgence en convergence avec les initiatives des structures publiques. Travailleurs sociaux, bénévoles d'associations, services municipaux et Conseil Général ont tenté de répondre aux besoins des familles se retrouvant à la rue. Mais il reste que le plus souvent, les associations sont proches de la détresse de ceux qui faute d'avoir été entendus quand les signaux ne faisaient que clignoter, s'adressent à elles en ultime recours. La vie associative et l'engagement désintéressé de militants favorisent l'expression populaire publique. Celle des gens des quartiers s'organisant et proposant des solutions aux problèmes d'organisation, de prise en charge de la petite enfance, de la vie sportive ou de l'animation de groupes d'anciens. Ou tel groupe de locataires dénonçant les excès du stationnement et de la circulation dans leur rue et réglant les problèmes de voisinage. Ou encore, les associations caritatives côtoyant quotidiennement la pauvreté et les souffrances qu'elle occasionne et qui souvent se trouvent isolées dans la recherche de solutions. On est aujourd'hui attentif aux actions de proximité et l'on attend des collectivités territoriales, dont la municipalité de Grasse, qu'elles apportent tout leur concours à la réussite de ces actions. 3- MON EXPERIENCE DU DEVELOPPEMENT ASSOCIATIFLe potentiel en termes de disponibilité et de savoir-faire du mouvement associatif me conduit à affirmer son rôle moteur dans la société. Il faut rappeler que dans notre pays il a contribué à ce que le maximum soit fait en matière de justice sociale, des droits de l'homme et du citoyen. Cette dernière dimension ne constitue pas un "supplément", mais se trouve en permanence au cur d'une démarche alliant bonne gestion économique et transformation sociale. |