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Thierry LautardConseiller Général Grasse-Nord 1998-2004Conseiller Municipal Grasse 2001-2008 | ![]() |
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| IntercommunalitéElle est isolée par rapport aux communes qui l'intéresse (canton de Saint-Vallier, canton de Bar sur Loup, voire, canton de Saint-Auban) et courtisée par çelles qui ne l'intéressent pas (Cannes, Le Cannet, Mandelieu). Pourtant, nous partions d'une situation avancée (appartenance à la première communauté de communes du département) et sommes maintenant très en retard à la suite d'une erreur que l'on qualifiera plus tard d « historique » car les conséquences porteront sur les années à venir. Nous devions privilégier l'axe avec Valbonne pour défendre le moyen pays et conserver le lien avec Sophia Antipolis. Ainsi nous aurions marché sur« deux jambes» : l'industrie de la parfumerie traditionnelle à Grasse et les Nouvelles technologies de l'information à Sophia, industries qui connaissent des cycles économiques indépendants. Le canton de Bar sur Loup s'y serait rattaché ainsi que celui de Saint-Vallier. Ce débat aurait dû être public à travers la Lettre d'informations municipale grassoise, des réunions publiques d'information auraient permis de connaître le sentiment des Grassois, un mini-référendum pourquoi pas! - aurait été l'occasion de leur rendre la parole. Cela n'a pas été fait. Valbonne est partie avec Antibes et, malgré la présence de cette grande ville, les communes du canton de Bar sur Loup sont entrés dans la communauté d'agglomération Antibes Sophia Antipolis (CASA) car un véritable projet d'agglomération a été élaboré pendant 2 ans et le périmètre défini ensuite. Elles ont en mémoire l'échec cuisant de la pyrofusion et le coût du pôle touristique grassois, les sommets de la fiscalité grassoise ! Plus récemment, elles se rappellent le manque de concertation lors de la mise en place du Plan de Déplacement Urbain (PDU) qui a paralysé le pays grassois. Aucun projet constructif n'a été proposé alors qu'il était possible de s'appuyer sur les bassins d'emploi, les bassins d'habitat et les études relatives aux déplacements. Elles ont donc préféré chercher une entente avec les communes du canton de Fayence ! Peu de moyens supplémentaires sont dégagés et le territoire est peu pertinent dans les domaines essentiels (transports en commun, zones d'activité, traitement des déchets, etc.). Ainsi la moitié des arrêts des lignes de bus STGA-Sillages ont déjà été supprimés. Aujourd'hui, l'avenir est relativement sombre. Les grandes communes du littoral (Cannes, Le Cannet, Mandelieu) désirent s'incorporer à cette communauté sans qu'il y ait eu débat, élaboration de projets, définition d'intérêts communs. Et maintenant, qu'André Aschieri n'est plus député (était-ce l'objectif ?), se profile la lutte pour la présidence entre le maire de Grasse et celui de Cannes (voir presse locale). Pour 2004, il faut retenir les leçons des échecs des précédentes années. L'intercommunalité se construit, s'élabore avec des communes qui acceptent de partager les avantages comme les contraintes. Le Pays grassois, le Pôle Azur Provence a un fort potentiel de développement tout en préservant son environnement et ses spécificités : solidarité territoriale, solidarité des communes les plus riches vers celles qui le sont moins. Un projet commun d'agglomération partagé avec la population sont les bases fondamentales de la construction de notre intercommunalité. |