Thierry Lautard

Thierry Lautard

Conseiller Général Grasse-Nord 1998-2004
Conseiller Municipal Grasse 2001-2008

Plus juste, Grasse sera plus forte

Grasse
  

RMI

RMI

Le gouvernement envisage de réformer le RMI en considérant qu’il s’agit d’un « demi-échec » et, tel que cela est compris, de remplacer ce dispositif par le RMA afin de « tourner la page de l’assistanat » !

Il apparaît que cette démarche est contestable en soi tant par ses modalités que par son contenu.

On aurait pu, après avoir fait le bilan de l’ensemble des outils d’insertion (contrat d’insertion par l’économique, chantier d’insertion, …) et des résultats obtenus, penser que ces outils ne couvraient pas l’ensemble des situations d’insertion et qu’il était donc nécessaire de mettre au point un nouvel outil complémentaire.

Cela n’a pas été fait. A contrario, l’ensemble des mesures attentatoires à la solidarité (suppression des contrats emplois-jeunes, restriction très importantes des CES-CEC, diminution des allocations de fin de droits ASS, limitation d’accès à la CMU…) dessinent un contexte alarmiste au moment où la baisse de la croissance économique engendre une augmentation du chômage.

Peu à peu, nous risquons de laisser les personnes fragilisées par l’évolution de notre société relativement seules face à leurs problème d’intégration (économique, social, logement, santé, …).

L’entreprise est-elle qualifiée pour jouer c rôle d’accompagnement social que le RMA va lui demander ? On peut en douter lorsque l’on étudie les conditions de l’apprentissage en France et le peu de succès des CES en entreprise.

Enfin, ce basculement des compétences de l’Etat sur les collectivités territoriales entraîne une double inégalité :

- tous les départements n’ont pas le potentiel fiscal des Alpes-Maritimes ; beaucoup auront des difficultés à financer le RMI-RMA

- la principale ressource des départements provient de la taxe d’habitation que tous payent, quels que soient leurs revenus, taxe d’habitation dont les bases fiscales datent de 1970 et n’ont pas été revalorisées depuis. Proportionnellement, un habitant d’HLM paie plus que celui d’une villa !

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