Thierry Lautard

Thierry Lautard

Conseiller Général Grasse-Nord 1998-2004
Conseiller Municipal Grasse 2001-2008

Plus juste, Grasse sera plus forte

Grasse
  

Pénétrante

Pénétrante

Le problème de la pénétrante soulève deux types de questions:

1 le respect de la parole de l'Etat

2 le délai pour finir cette route très importante pour Grasse et le pays grassois

En raison de promesses faites par le gouvernement, qu'il ne peut tenir, une recherche d'économies de crédits a été entreprise. Elle ne concerne pas que les routes - le social est aussi touché en ce qui concerne la politique de la ville et le logement des handicapés - et pas que dans les Alpes-Maritimes.

Or, pour ce qui touche la route appelée pénétrante ici, il s'agit d'un route nationale (la RN 85) et déjà on pourrait trouver surprenant que le financement soit assuré aussi par les collectivités territoriales (région, département, et commune), financement inscrit dans un contrat (le contrat de plan Etat-Région). Et c'est l'Etat qui retire son financement et qui renie sa parole et sa signature? Voilà ce que nous aurions gagné à un changement de gouvernement?

Cela augure bien mal de la deuxième étape de la décentralisation que propose le Premier Ministre, Monsieur Raffarin.

Où trouver les économies de crédit dans les Alpes-Maritimes? Il ne fallait surtout pas toucher à la RN 202 et 202 bis chères à Monsieur Estrosi, député et 1er vice-président du Conseil Général. Ce sera donc la RN 85 de Grasse! Eternel combat entre rive droite et rive gauche du Var qui se traduit toujours par la défaite de la rive droite, celle de l'arrondissement de Grasse.

Les élus de la rive droite essaient de «dégeler» les crédits nécessaires. II devraient y arriver grâce aux mouvements de protestation, aux pétitions signées (plus de 600 signatures déjà à ma permanence) mais cela n'est pas certain (cf Nice-Matin infos régionales du 30 octobre 2002).

Mais se profile à l'horizon un danger autrement plus grave qu'un simple gel:

- le financement peut être assuré d'autant plus que nous arrivons à l'échéance de la révision du contrat de plan à mi contrat

- un accord politique avait été trouvé, tous les élus de toutes tendances soutenant le même projet

- au plan technique, le comité de suivi réunissant élus, administrations et associations dans une démarche exemplaire de concertation et de coordination avait abouti à mettre au point un boulevard urbain permettant à la fois l'écoulement des voitures et le respect de l'environnement en site urbain.

- au plan juridique, la Déclaration d'Utilité Publique (DUP) avait été prorogée pour permettre à cette réflexion d'aboutir. Elle se termine à la fin de l'année prochaine. Si, comme le laisse supposer la députée de la 9e circonscription, au niveau technique, il faudrait repartir à zéro, nous en aurions pour plusieurs années car il faudrait tout recommencer sur les quatre plans énoncés ci-dessus et la victoire apparente du «dégel» des crédits serait une victoire à la Pyrrhus, au goût bien amer.

Nos élus nationaux, députée, député suppléant et sénateur, doivent obtenir du ministre de l'équipement et de sa Direction des routes la reconnaissance du projet actuel. C'est la dernière chance pour que la fin de la pénétrante soit réalisée dans les délais prévus. Il en va de l'avenir de l'ouest du département. C'est le véritable engagement qu'ils doivent prendre.

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