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Thierry LautardConseiller Général Grasse-Nord 1998-2004
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| Politique socialeUn article de Nice-Matin a évoqué le mal vivre dans la cité HLM de la Blaquière qui effectivement possède de nombreux atouts dont l'espace, ce qui n'est pas le cas d'autres cités grassoises. Les causes de ce mal-vivre -- appelé ailleurs mal des banlieues -- sont connues depuis longtemps (cf. rapport Peyrefitte de 1971 sur l'origine de la violence) : la crise économique de 1997, le cancer social que représente le chômage, la mauvaise gestion de l'urbanisme et des affectations de logements (manque de mixité sociale), les carences en matière de services publics. Pour lutter contre cette dérive, le gouvernement Jospin a développé une politique de la ville ambitieuse qui s'est traduite dans les Alpes-Maritimes par la signature de trois contrats de ville (Grasse, Nice et Vallauris) destinée à «réhabiliter» dans tous les sens du terme les quartiers dits difficiles afin de redonner dignité aux personnes et aux lieux concernés (pour Grasse : La Blaquière, Le Plan, Saint-Claude et le centre ville). L'Etat, la Région, le Département, la Ville, la CAF et le FAS financent ces actions croisées dans leur domaine de compétence selon cinq thématiques: - emploi, développement économique, formation professionnelle - exclusion sociale, santé - éducation, sport, loisirs, culture - mixité urbaine, production et gestion de logements, gestion urbaine de proximité, transports - prévention, sécurité, justice, accès aux droits Dès mon élection, ancien vice-président d'une association d'action éducative en milieu ouvert (AEMO), je me suis battu pour la mise en place d'un service de prévention spécialisée et la création de poste d'éducateurs de rue. Enfin, le Conseil général a lancé ce type d'opération complétant l'action des circonscriptions d'actions médicales et sociales (CAMS de Grasse-Nord et Grasse-Sud) en faisant appel à des associations et en créant 80 postes d'éducateurs. Sur Grasse, l'Association Départementale pour la Sauvegarde de l'Enfance et de l'Adolescence (ADSEA) «s'engage à conduire des actions collectives tendant à faciliter prioritairement l'insertion des jeunes mineurs âgés de 6 à 16 ans et, éventuellement, à renforcer les capacités éducatives de leur famille» (accompagnement et orientation, actions en milieu scolaire, promotion de la citoyenneté, actions d'animation socio-éducative, actions de soutien psychologique, création de lieux d'écoute, ...). Pour cela, une équipe composée d'un chef de service, de six éducteurs de rue, d'un psychologue, d'une secrétaire et d'un agent d'entretien sera opérationnelle à partir du 1er octobre prochain pour un coût annuel de 500 000 euros. Il faudra du temps pour revenir à une situation meilleure après cette lente dégradation, d'où l'importance pour nos concitoyens de ne pas tout attendre de la collectivité et d'agir, chacun à son niveau, à titre individuel ou associatif. Cela passe par de bonnes relations de voisinage, la participation aux différents associations de quartier (culturelles, sportives, sociales, l'adhésion aux assocations de locataires qui depuis les lois Aubry sur la lutte contre l'exclusion participent aux commissions d'affectation des appartements HLM, etc.). Il est fondamental de recréer le nécessaire lien social, base de la solidarité et de la fraternité, sans lequel la vie en société est impossible. Tant au niveau départemental qu'au niveau municipal, nous manquons de places en crèche collective et en crèche familiale en raison de la démographie locale amplifiée par les phénomènes migratoires liées à la présence de la technopole de Sophia Antipolis qui draine un grand nombre de cadres et dingénieurs relativement jeunes et en âge d'être parents de jeunes enfants. Cela se traduit par des listes d'attentes dans les différentes crèches. Le choix du département pour des raisons de coûts et de flexibilité a été de proposer un accueil des jeunes enfants par des assistantes maternelles agréées par la collectivité territoriale dont c'est le rôle premier (dans le Val de Marne, il existe 70 crèches départementales !). Cela permet aussi de lutter contre le travail de personnes non déclarées et surtout non agréées (pour leurs qualités propres ou pour la qualité de leur logement, ce qui est un gage de sécurité pour les parents). Ainsi, sur la circonscription d'actions médicales et sociales de Grasse-Sud (04.93.70.90.20), nous pouvons recenser environ 220 assistantes maternelles agréées pour un, deux voire trois enfants et sur la circonscription de Grasse-Nord (04.93.70.95.50), environ 70 assistantes maternelles. Les circonscriptions DAMS informent, aussi, les parents sur les places restant libres et les disponibilités Le conseil général assure la procédure de recrutement, d'agrément et de suivi de ces personnes qui obtiennent là un véritable statut professionnel et une rémunération conséquente (26 euros/jour, soit environ 535 euros par mois pour un enfant, y compris les frais de repas et les indemnités d'entretien). Cette rémunération, payée par les parents, ouvre un droit à une allocation versée par la Caisse d'Allocations Familiales, l'allocation d'aide à l'emploi d'une assistante maternelle agréée (AEFAMA) sous certaines conditions et est, en partie, déductible de l'impôt sur le revenu. Le Conseil général est partenaire de la CAF et de la municipalité en ce qui concerne le centre-relais grassois qui informe les parents sur les différents modes de garde proposés à Grasse, participe à l'animation des assistantes maternelles et au règlement de certains problèmes administratifs (fiches de paie, par exemple). Dans le quartier de la Blaquière, a été ouvert un accueil parents-enfants le jeudi de 14 heures à 17 heures dont le rôle, assuré par une équipe composée d'une puéricultrice, d'une psychologue et d'une éducatrice de jeunes enfants, est multiple: - parler des enfants - rencontrer d'autres parents - peser les bébés et lire les mono-tests tout en apportant le réponses médicales aux questions des parents - discuter de l'alimentation et, du sommeil et de l'utilité des jeux pour les jeunes enfants Bref, un lieu de rencontre et de convivialité permettant l'échange Il s'agit là d'une aide à la parentaIité fondamentale dans le droit fil de la politique initiée par Ségolène Royal, ministre de la Famille. Depuis septembre 2001, une nouvelle campagne de recrutement d'assistantes maternelles a été engagée par le Conseil général car en raison de la croissance économique, plus de personnes occupent un emploi et ont besoin de faire garder leur enfant alors même que moins de femmes se proposent pour garder un enfant. |