Thierry Lautard

Thierry Lautard

Conseiller Municipal à Grasse Alpes-Maritimes

Europe
  

Conseil municipal du jeudi 22 mars 2007

Conseil municipal du jeudi 22 mars 2007

Rapport N° 2007.01 Vote des taux de fiscalité directe locale 20007

Vous avez la sagesse, cette année, de ne pas nous faire comparer les taux proposés à ceux de 1995. Car en effet, cela signifie que depuis plus de 20 ans les Grassois sont imposés à des taux parmi les plus élevés du département ! Or comme les bases augmentent chaque année, les Grassois payent de plus en plus d’impôts, et le disent, de plus en plus !

Pourtant, Grasse est une commune qui a la chance d’accueillir sur son territoire un pôle de compétitivité extraordinaire avec les industries des arômes et des parfums, ce que ne possèdent pas les autres communes de même taille, qui nous envient, et nous bénéficions, grâce à l’intercommunalité, de DGF supplémentaire.

Malgré cela, les services municipaux souffrent de crédits de fonctionnement insuffisants et le service public rendu à nos concitoyens n’est pas toujours à niveau (voir par exemple, l’état des routes communales).

Comment font les autres communes pour faire face à leurs charges ?

De plus, nous allons devoir faire face dans les années à venir aux transferts de charges d’Etat sans contrepartie suffisante liées à la décentralisation Raffarin, ce qui devrait se traduire par l’augmentation de la fiscalité locale.

Nous ne pouvons cautionner une telle politique fiscale

Rapport N° 2007.03 Versement des cotisations aux organismes

Chaque année, je demande que, en contrepartie de notre cotisation à l’Association des villes marraines, la Ville de Grasse puisse indiquer à ses entrées qu’elle est marraine du navire Amiral de Grasse, ce que fait Villeneuve-Loubet pour son bateau.

Tout comme d’ailleurs, j’ai déjà fortement insisté sur le fait nous pourrions signaler les villes jumelles et amies de notre cité. Ce serait un petit clin d’œil fort sympathique à destination de nos amis touristes des pays concernés. Je le redemande encore cette année. Peut-être qu’en 2008, ce ne sera plus nécessaire…

Rapport N° 2007.11 Renouvellement urbain Principes d’aménagement

Cette délibération est le constat criant de la faillite de la politique que vous avez menée depuis plus de 12 ans, politique qui, je sais, n’est pas partagée par l’ensemble de votre majorité.

Vous avez, par vos choix, accéléré le glissement naturel de la ville vers le Sud au lieu de le freiner et d’en inverser le sens :

1 Vous avez opté pour un P.D.U., qui dans les faits s’est limité à mettre en place un sens unique sur une route départementale, axe essentiel dans le sens est-ouest. Depuis, nombre de Grassois des hameaux et quartiers ont pris d’autres habitudes et disent ne plus aller en centre-ville

2 Le coût des parkings est prohibitif, au bénéfice du groupe Vinci, qui bénéficie de plus d’une garantie de recettes !

3 Vous avez soutenu le projet d’hypermarché Porte Neuve au lieu de celui de Monoprix-cœur de ville, permis l’implantation du centre Leclerc, l’extension de l’hypermarché Auchan et maintenant favorisé le centre commercial Axe 85 avec de grandes marques nationales. Autant de moins pour le projet Martelly-Porte-Est. Il s’agit au moins d’un manque de cohérence et de coordination

4 Avec le type de piétonnisation mis en place, le manque d’accessibilité à la ville, le coût des parkings, la qualité de vie des habitants du vieux Grasse s’est dégradée, les difficultés de vie augmentent et peu à peu, ce qui le peuvent, quittent le centre-ville

5 En conséquence, la mixité sociale est en train de régresser

Avant de chercher à faire venir de nouvelles personnes, de nouveaux commerces, il fallait retenir les habitants et les commerces existants.

Des projets, des projets… : la réalité, le vécu, le journal d’aujourd’hui les décrivent :

Il règne un fort sentiment d’abandon et d’insécurité. C’est ce que viennent me dire les Grassois à ma permanence rue Paul Goby.

De façon dérogatoire, vous avez pu faire inscrire ce projet à l’ANRU. Un premier agrément de la Réunion Technique Paritaire a été obtenu. Je crains que la restriction de crédits de l’ANRU, combiné au nombre de projets déposés, ne nous permette pas de bénéficier de cette aide (21 % du projet).

La ville aurait alors à sa charge 17,5 millions d’euros à sa charge (25 % de 70 millions) plus le complément, ce qui me paraît totalement irréaliste vu l’état des finances communales. Nous pouvons donc voter cette délibération mais cela ressemble à un simple vœu. Comme les promesses que certains font lorsqu’ils sont en campagne électorale.

Rapport N° 2007.15 Tableau des effectifs

Souvent, vous indiquez en le montrant de façon positive que les frais de personnel sont, à Grasse, inférieur en % à la moyenne des villes de même catégorie.

C’est pour vous, là, signe de bonne gestion. Par ailleurs, une grande responsabilité a été déléguée aux différents chefs de service dans le cadre de la notation des agents.

On peut donc considérer que nous avons affaire à des chefs de service scrupuleux et compétents et que leur demande de recrutement correspond à de véritables besoins.

Comment arrive-t-on à un total de 252 postes vacants, soit près de 27 % par rapport à l’effectif pourvu ?

Comment, dans un tel état de sous-effectif  nos services arrivent-ils à accomplir leur mission de service public en faveur de nos concitoyens ?

Enfin, ainsi que nous le faisons remarquer chaque année, le nombre d’agents contractuels est important : 133 sur 757, soit près de 18 % !

Rapport N° 2007.23 Association Nice-Côte d’Azur capitale européenne de la culture

Après avoir voulu s’allier avec Turin, son ancienne capitale (Piémont-Sargaigne et Comté de Nice), la Ville de Nice s’est repliée sur la base géographique de la Côte d’Azur, concept touristique assez flou, et désire maintenant associer la partie provençale du département.

Grasse a tout à gagner à cette association d’autant plus que trois thème sur quatre la concernent directement, quatre s’y l’on se rappelle que Cannes était le port de pêche de Grasse.

Par contre, et nous voyons là le doublon avec la communauté d’agglomération Pôle Azur Provence, nous allons payer deux cotisations : une au nom de l’agglomération une autre au nom de notre ville. Cela fait gâchis de l’argent public...

De plus, Mr Leleux pourrait prétendre à occuper deux sièges de représentants : un en tant que Président de l’Agglomération un autre en tant que Maire de Grasse comme il l’a indiqué à la commission plénière Cela ne fait pas sérieux… Je renouvelle ma demande que sur les deux postes de représentants de Grasse, un revienne à l’opposition, ce qui serait un signe fort de notre volonté de participation.

Rapport N° 2007.72 Contrat urbain de cohésion sociale

Ce dispositif doit permettre de poursuivre la politique de la ville qui, à la fois, coûte très cher et permet d’obtenir des résultats que l’on n’aurait pas atteints par d’autres moyens. En particulier, grâce à une meilleure cohérence des actions entreprises. Le bilan n’est pas toujours aisé à établir.

Dans notre département, peu de communes ont « bénéficié » de ces contrats : celles où la dégradation de l’espace urbain était la plus importante et la désagrégation sociale la plus vive. Malheureusement, Grasse est dans ce cas…

On ne peut refuser d’approuver cette convention d’un type nouveau mais on peut souligner deux aspects : l’espace territorial couvert n’est pas le même que précédemment (Saint-Claude et une partie du Plan n’y figurent plus). Comment passer d’une logique territoriale à l’autre ? La compétence de la politique de la ville a été transférée à la communauté d’agglomération. Comment éviter les doublons, un gaspillage des fonds publics et permettre une bonne coordination des services et des actions ?

22/03/2007

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