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Thierry LautardConseiller Municipal à Grasse Alpes-Maritimes | ![]() |
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| Conseil municipal du jeudi 28 juin 2007Je vous adresse copie de mes interventions au dernier conseil municipal. Ce fut assez "rude" compte tenu de ma remise en cause de la politique de M Leleux. Nice-Natin l'a traduit à sa façon Et en ce qui concerne le compte administratif 2006, La 1ère adjointe a formulé les mêmes critiques que les miennes. (ses délégations devraient lui être retirées). Ceci qui conforte notre analyse des finances de la ville. A retenir. Le combat continue et souvre sur de novueaux horizons. Prochain objectif : les municipales 2008. Bien à vous, Thierry Lautard Rapport N° 2007.77 Compte administratif 2006Nous navons pas la même lecture des chiffres et des lettres. A votre autosatisfaction habituelle, jopposerai mon regard critique non moins habituel. Il est tout dabord évident que nous ne partageons pas les mêmes priorités politiques , ce qui se traduit par des choix différents. Ceci étant, vous êtes là pour mener à bien le programme pour lequel vous avez été élu. Il nempêche, certains points devraient inquiéter les élus de la majorité : lépargne de gestion est insuffisante (5 566 000 euros) pour couvrir les annuités de remboursement de la dette (6 525 000 euros) soit 15 % de moins il est donc nécessaire de recourir de façon encore plus importante à lemprunt, ce qui accroît lendettement de la commune et de ses habitantset se traduit par une augmentation des frais financiers. La dette passe de 69,1 millions à 72,05 millions soit 5 % de plus. Les frais financiers de 720 000 euros à 2,450 millions ! les taux de fiscalité très élevés restent donc à un haut niveau alors quil faudrait les baisser pour soulager nos concitoyens-contribuables nous continuons à payer 652 319 euros de garanties de recettes à GTM ! les frais de cabinet du maire se sont accrus de 30 % par contre, peut-on se féliciter de la baisse du coût de fonctionnement de lOffice du Tourisme qui passe de 573 500 euros à 333 720 euros ? la ligne Enseignement passe de 1,750 millions à 1,326 millions, soit 25 % de moins en ce qui concerne le Rugby Olympique de Grasse et le Racing Club de Grasse, chacun subventionné à hauteur de plus de 210 000 euros, la situation semble sassainir (à tous les sens du terme) mais les résultats sportifs ne sont pas là Nous nallons pas refaire le débat dorientations budgétaires. Cependant, votre projet de budget se situe dans le droit fil de ce que décrivait la chambre régionale des comptes : des taux dimposition élevés un niveau dendettement par habitant plus élevé que celui des villes de même strate de population, endettement qui saccroît On peut souligner un effort en matière dinvestissement mais, au total, linvestissement reste inférieur à celui que lon pourrait attendre dune ville de la taille de Grasse, alors même que les besoins sont importants. La ville est sous-équipée Ce qui ne vous empêche pas de délivrer des permis de construire mais ne prévoyez pas les services publics et les équipements en découlant. Nous ne pouvons à ces conditions apporter un vote favorable à ce compte administratif, continuation de choix contestables, que nous contestons. Rapport N° 2007.91 Pénétrante Cannes-Grasse Bilan de la concertationNous sommes dans un département dans lequel on délivre des permis de construire puis ensuite on se pose la question des routes et des accès, en privilégiant le transport individuel fort coûteux à tout point de vue : coût faramineux des opérations longs délais de réalisation manque de cohérence atteinte à lenvironnement quil soit physique, visuel ou atmosphérique sans parler de laugmentation prévisible du coût du carburant qui modifiera automatiquement les comportements en matière de transport En ce qui concerne la « pénétrante », on part dun projet de contournement de la ville de Grasse Nord-Sud (Route Nationale 85, dite route Napoléon) pour arriver à chercher à résoudre le problème des flux de circulation Ouest-Sud, voire Ouest-Est. Le tronçon Perdigon-Jean-Girard de la pénétrante résoudra partiellement la question entre Saint-Jacques et Saint-Antoine mais cest reporter de 2,3 km plus au nord le problème. Demeurera la difficulté de circuler entre Peymeinade et Sainte-Anne. Pour cela est prévue une voie de contournement entre Peymeinade et Auribeau sur Siagne. Cest porter, par deux fois, gravement atteinte à lenvironnement avec un coût financier exorbitant. Si lon doit faire lune, il ne faut pas faire lautre. En ce qui concerne la fin de la pénétrante, grâce à laction de toutes les forces politiques de Grasse, appuyées et souvent stimulées par laction des associations de riverains, nous étions arrivés à un accord pour transformer le projet initial de type quasiment autoroutier en un boulevard urbain tout en maintenant les financements de lEtat, ce qui nétait pas du tout assuré compte tenu de sa volonté de désengagement de la RN85. Tout était réglé que ce soit au niveau politique, technique, financier et juridique. Le « gel » des crédits par le gouvernement a conduit à dépasser la date de validité de la DUP, malgré la prorogation de 5 ans. La DUP est devenue forclose. La pénétrante aurait dû être achevée en 2008. Nous ne voyons toujours rien venir Cest là une grande responsabilité que vous devez endosser. Il a donc été nécessaire de lancer une nouvelle DUP. Comment retrouver un accord général ? La liaison de la Paoute est nécessaire tout comme la sortie Nord-Sud à Rouquier qui permettra la desserte directe de lhôpital, ce qui contribuera à le maintenir sur Grasse. Pour la partie Perdigon-Jean-Girard, les modifications proposées ne nous semblent pas remettre en question la notion de boulevard urbain. Le Conseil général demande lavis du conseil municipal sur le bilan établi par ses services afin de pouvoir lancer une procédure denquête publique. Nous pouvons émettre un avis favorable à la poursuite des études. Rapport N° 2007.100 Vidéo-surveillance. Approbation du projet. Signature du marchéA de nombreuses reprises, notre groupe a demandé un débat sur la politique municipale en matière de sécurité et de prévention. Lors même du débat dorientations budgétaires, javais à nouveau soulevé cette question. Aujourdhui, vous nous demandez dapprouver la signature dun marché pour la mise en place de la vidéo-surveillance. La vidéo-surveillance peut être un moyen complémentaire aux autres moyens mais pour cela il faut avoir une vue densemble de la politique de prévention et sécurité. Les ressources très importantes que vous désirez affecter à la vidéo-surveillance (équipements, personnel, ) manqueront de façon cruelle aux autres moyens de prévention et de sécurité. Que ce soit à Cannes ou au Cannet des dérives importantes ont été constatées (voir Nice-Matin), il est donc essentiel davoir un débat de fond ? Quand informerez-vous, en tant que premier magistrat, le Conseil municipal de la politique menée par la Ville en ce domaine, des relations avec les administrations et services concernés (conseil de prévention de la délinquance, GOALS, commissariat de police, ) ? Quand est envisager la signature dun Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance ? Sur quel modèle de chaîne prévention-dissuasion-répression mettez-vous en place votre politique de sécurité ? Le projet de loi du ministre de lintérieur envisage de faire du maire le personnage-clé de sa politique répressive. Que ne commencez-vous à jouer dès aujourdhui votre rôle en fonction des moyens dont vous disposez déjà Rapport N° 2007.132 Approbation du Plan Local dUrbanisme (P.L.U.)Nous devons rendre hommage au gouvernement qui a institué la loi SRU. Cette loi substitue le P.L.U. au P.O.S. afin dassurer la protection de lenvironnement et lencouragement à la mixité sociale sans empêcher le développement de léconomie, ce que lon pourrait appeler le développement durable. Cest pour cela que nous pouvons être, par principe, favorable à la démarche du PLU. (A ce sujet, remplacer un olivier par une statue devant le théâtre de Grasse ne me semble pas aller dans le sens du développement durable). Ainsi que vous laviez déclaré en mai 2004, avec le PLU, il sagit de réparer le dégâts causés pendant 20 ans de gestion municipale (« la ville a laissé son territoire aménagé de façon désordonnée », « stratégie de pilotage faite, pour certains, dinterdits et, pour dautres, de laxisme »). (Plan Local dUrbanisme (P.L.U.). CM 28 septembre 2006) Pour cela, ce projet de PLU grassois est en soi une amélioration par rapport au POS précédent qui navait pas toutes ces contraintes (espaces naturels, paysages remarquables, protection de leau, ). Mais jaimerai évoquer quelques points. (Débat sur les orientations du projet daménagement et de développement durable. CM 8 Avril 2005) Le PLU doit respecter le PADD, cest-à-dire le Développement durable. Ce projet, par définition, doit arriver à concilier : le social léconomique et lenvironnement De fait, ces 3 domaines de compétences ont été transférés à la Communauté dagglomération Pôle Azur Provence à titre obligatoire, optionnel ou supplémentaires. Rappel : Obl. (1 Développement économique, 2 Espace communautaire, 3 Equilibre social de lhabitat, 4 Politique de la ville) Opt. (1 Lutte contre la pollution, 2 Elimination des déchets, 3 Construction, aménagement, entretien et gestion déquipements culturels et sportifs dintérêt communautaire, 4 Création et aménagement de voirie et de parcs de stationnement dintérêt communautaire) Supp. (1 Gestion de cours deau et des vallons, 2 Charte intercommunale de lenvironnement) Se posent donc au moins, cinq questions : 1 Comment élaborer un PLU sans connaître le Schéma de Cohérence Territoriale que ce projet doit respecter ? 2 Comment faire des prévisions sur le logement, les déplacements sans tenir compte des PLU des communes voisines ? 1er exemple. Vous indiquez que dans le reste de lagglomération il y a moins de 3 % de logements sociaux et que, depuis 2002, aucun logement social ny a été réalisé. Et chez nous, le taux a baissé à 13,45 % car depuis 2002 seuls 8,3 % de logements sociaux ont été construits. 2e exemple. Vous prévoyez un développement modéré de 0,8 % (soit plus que celui envisagé par la DTA)- (1/2 solde démographique naturel et 1/2 solde démographique migratoire)- mais le nombre de permis de construire acceptés dépasse largement cet objectif. Le coût relatif des loyers sur la Côte ne conduira-t-il pas encore les actifs à venir se loger dans le moyen pays, doù la progression insupportable des loyers pour nos concitoyens ? 3 Le PLU ne tient pas compte dun futur PDU absolument nécessaire (plan de circulation, plan de déplacement, plan de stationnement). Comment envisager « mieux se déplacer à Grasse » ?. Cf. PADD Les réserves foncières favorisant lobjectif de mixité sociale, la réalisation déquipements publics et les futures voies de communication ne sont pas et de loin ! - suffisantes. 4 Assurer le développement économique de Grasse Lespace grassois est « peu lisible », surtout au Plan. Tout est enchevêtré : industrie, hypermarché, habitat, collège, commerces, etc. La création dAxe 85 et la (ré)ouverture de Manea ajoutent encore plus de confusion. Définir Saint-Marc comme une zone dactivités à usage prioritairement tertiaire manque de précision et laisse planer de grandes incertitudes. Le PLU est censé apporter plus de cohérence ; cela napparaît pas vraiment. 5 Roquevignon (P.O.S. et Z.A.C. de Roquevignon. CM 21 décembre 2006) A différentes reprises, nous avons marqué notre opposition à ce projet qui nous paraît démesuré par rapport à la surface concernée et au rôle que peut jouer cette partie du territoire communal pour la population grassoise. 40 400 m² sont concernées soit une forte densité à lentrée de Grasse en venant du nord mais aussi à lentrée du futur Parc Naturel Régional PréAlpes dAzur. Toutes ces raisons nous amènent à ne pas approuver cette délibération. |