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Thierry LautardConseiller Général Grasse-Nord 1998-2004Conseiller Municipal Grasse 2001-2008 | ![]() |
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| Conseil municipal du 16 mars 2006Rapport N° 2006.13Taux de fiscalitéMonsieur le Maire, Chers collègues, Les taux que vous nous proposez sont identiques à ceux de 1995. Vous en concluez quils ne sont donc pas élevés pourtant Grasse arrive en 9e position sur 163 communes dans les Alpes-Maritimes ! Nous avions connu une période pendant laquelle les taux étaient nettement inférieurs (voir rapport 2006.01 les taux dimposition): En 1983 -- le choix nest pas innocent - les taux étaient les suivants : Taxe dhabitation : 15,22 % contre 17,92 % aujourdhui Taxe foncier bâti : 13,28 % contre 18,45 % Taxe foncier non bâti : 12,61 % contre 14,70 % De plus, Grasse a transféré à la Communauté dagglomération Pôle Azur Provence une très grande partie de ses compétences : Compétences obligatoires 1 Développement économique 2 Espace communautaire 3 Equilibre social de lhabitat 4 Politique de la ville Compétences optionnelles 1 Lutte contre la pollution 2 Elimination des déchets 3 Construction, aménagement, entretien et gestion déquipements culturels et sportifs dintérêt communautaire 4 Création et aménagement de voirie et de parcs de stationnement dintérêt communautaire Compétences supplémentaires 1 Gestion de cours deau et des vallons 2 Charte intercommunale de lenvironnement et nous bénéficions, grâce à lintercommunalité, dune DGF supplémentaire. Malgré cela, les services municipaux souffrent de crédits de fonctionnement insuffisants et le service public rendu à nos concitoyens nest pas toujours à niveau (voir par exemple, létat des routes communales. Cf. réunion au Plan de Grasse). Classement sur la TH
Nous ne pouvons cautionner une telle politique fiscale Rapport N° 2006.01Budget principal. Compte administratif 2005Monsieur le Maire, Chers collègues, Lanalyse de ce compte administratif est intéressante. Ce compte est la photographie de la politique menée par la majorité municipale : il nous permet de constater la réalité tant au niveau de la section dinvestissement que de celle de fonctionnement : 1 Section dinvestissement * Malgré une fiscalité élevée -- trop élevée, * lendettement de la ville sest accru de 65 millions deuros à 69 millions deuros et lendettement par habitant est passé de 1 394 euros à 1 543 euros soit + 10 % * la capacité dautofinancement de la ville (épargne nette) connaît une chute vertigineuse : de + 1 380 000 euros à - 397 000 alors même que la charge de la dette diminue et que le montant des recettes de fonctionnement a augmenté. Cette absence de capacité dautofinancement et cet accroissement de la dette ne laissent plus de marge de manuvre pour financer nos investissements à venir, pourtant indispensables (écoles, voirie, équipements sportifs de proximité, ) * Le taux de réalisation des dépenses déquipement de 72,5 % traduit un retard important. Moins de ¾ de réalisations par rapport aux prévisions 2 Section de fonctionnement En 2005, le montant des dépenses réelles revient progressivement au niveau de 2002. Pourtant, entre temps, à la suite de la création de la communauté dagglomération Pôle Azur Provence, beaucoup de compétences et donc de charges ont été transférées. On pouvait sattendre à une réduction proportionnelle. Rappel : Compétences obligatoires 1 Développement économique 2 Espace communautaire 3 Equilibre social de lhabitat 4 Politique de la ville Compétences optionnelles 1 Lutte contre la pollution 2 Elimination des déchets 3 Construction, aménagement, entretien et gestion déquipements culturels et sportifs dintérêt communautaire 4 Création et aménagement de voirie et de parcs de stationnement dintérêt communautaire Compétences supplémentaires 1 Gestion de cours deau et des vallons 2 Charte intercommunale de lenvironnement Nous ne pouvons à ces conditions apporter un vote favorable à ce compte administratif car, à la fois, il ne correspond pas à nos choix et il ne traduit pas une volonté politique forte de maîtrise de laction municipale. Rapport N° 2006.65 à 73Désignation et élection dun représentant du Conseil municipal pour remplacer Mr Messaoudi Monsieur le Maire, Chers collègues, Laffaire dite " Messaoudi " peut être analysée à trois niveaux : * aspect pénal * aspect administratif * et aspect politique En ce qui concerne le pénal, laction de la justice est en cours, et le politique - de par la séparation des pouvoirs - a du mal à intervenir bien quil y ait flagrant délit. En ce qui concerne laspect administratif, le conseil de discipline sest réuni sous lautorité du juge administratif, à la demande du maire de Grasse qui proposait une exclusion définitive des fonctionnaires incriminés, non pas pour traiter laspect pénal de laffaire mais pour vérifier si les agents en question avaient respecté le statut de la fonction publique. Celui-ci interdit à tout fonctionnaire de cumuler deux emplois. Les sanctions proposées - le maire suivra ou non lavis du Conseil de discipline et sa décision pourra être susceptible dun recours devant le tribunal administratif - sappuient sur le fait que les agents en question occupaient bien un emploi dans une entreprises privée, même si la rémunération était " au noir ", comme de bien entendu. Dun point de vue politique, ce qui peut donc être reproché à ladjoint au maire chargé de la sécurité -- Officier de Police Judiciaire (OPJ) chargé de faire respecter et appliquer la loi -- en plus de laspect pénal, cest donc davoir employé dans sa société deux fonctionnaires municipaux - dont un qui lui est apparenté -- et ce, donc, de façon illégale et en toute connaissance de cause. De ce point de vue, il ne peut donc être digne ni dexercer une délégation ni dun poste dadjoint au maire, poste de confiance. Cette délégation lui a été retirée. Il a aussi décidé de démissionner de sa fonction dadjoint. Cela ne règle pas la question administrative dun conseiller municipal qui use et abuse de sa fonction délu pour commettre, en toute connaissance de cause, un mélange des genres entre vie publique et vie privée professionnelle. 2 questions se posent : * doit-il rester conseiller municipal et ce dans la majorité municipale * quels sont les dysfonctionnements du service qui ont pu permettre cela Seule une commission denquête communale permettrait de le savoir. De façon plus générale, la chambre régionale de la Cour des Comptes avait déjà attiré lattention du maire sur le manque, à Grasse, de procédures de contrôle. Il serait temps de les mettre en place pour éviter toute dérive. Pour ces raisons, nous refusons de participer au vote sur le remplacement de ce conseiller municipal dans les commissions où ,il siégeait. |