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Thierry LautardConseiller Municipal à Grasse Alpes-Maritimes | ![]() |
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| Conseil municipal du 15 novembre 2007Thierry Lautard Conseiller municipal de Grasse Vice-Président du groupe Gauche unie Conseiller communautaire sup Pôle Azur Provence Conseiller général 1998-2004Odile Béranger Conseillère municipale de GrasseBruno Estampe Secrétaire du Parti socialiste. GrasseRapport du débat dorientations budgétaires 2008 Conseil municipal du jeudi 15 novembre 20072001-2007, 6 ans dun mandat qui en suit un autre de 1995 à 2001, soit 12 ans de responsabilité majeure. Il est évident que lon ne peut affirmer que rien na été fait. A quoi serviraient les lourds impôts payés par les contribuables grassois ? Par contre, un maire na pas été élu que pour traiter lurgent. Un homme politique doit être un visionnaire pour les habitants et le territoire dont il a, provisoirement, la charge. Et là, le constat est cruel. Ce rapport de débat dorientations budgétaires confirme les précédents : une carence en matière déquipements publics alors même que la délivrance de permis de construire samplifie et que Grasse connaît une croissance démographique importante un endettement et une fiscalité très élevés, ce qui laisse peu de marge de manuvre à ses successeurs un manque de prévoyance et de planification, des retards pris dans les décisions (le dossier de lamiante est éloquent. Nous sommes en 2007, le décret applicable date de 1997 et rien na été fait) erreurs de choix. La mise en place de la vidéo-surveillance va grever le budget du personnel et « déshabiller » les services. Le tout pour une efficacité peu convaincante, un investissement de 300 000 euros et une charge annuelle minimale de 250 000 euros I Evolution de la situation financière communale 1 Gestion courante Personnel municipal : malgré la création de la Communauté dagglomération, les frais de personnel continuent à croître. Il nest donc pas trop tôt denvisager de mettre en place une gestion prévisionnelle des emplois ! Les subventions aux associations ont baissé de 3 200 millions en 2002 à 3 093 en 2006. Ce dont beaucoup se plaignent En ce qui concerne lendettement, La charge de la dette a diminué en partie du fait de la baisse des taux dintérêts mais aussi en raison de lallongement de la durée des emprunts Mais lépargne nette est toujours négative. Il nest possible de financer les investissements quavec de nouveaux emprunts au moment où les taux repartent à la hausse. La charge financière sera terriblement accrue Et, en conséquence, lendettement déjà très élevé senvole : de 66 millions en 2001 à près de 76 millions en 2007 soit 14 % de plus et vous prévoyez déjà daccroître les emprunts en 2008 (+ 4,4 millions contre un remboursement de 3,35). Sans parler des crédits « revolving » à un niveau inacceptable pour une ville de la taille de Grasse. Aujourdhui la ville de Grasse paye ses emprunts en faisant de nouveaux emprunts. Grasse fait maintenant partie des villes les plus endettées de France. Nous frisons, si ce nest la faillite, tout au moins la mise sous tutelle. 2 Taux de fiscalité Et pourtant, les Grassois supportent des taux dimposition élevés, supérieurs à ceux de 1995. Grasse est une ville chère en matière de fiscalité.
1995 2007 2007/1995 A titre de comparaison, nous vous proposons les taux de taxe des autres communes de 45 000 habitants dans les Alpes-Maritimes, communes qui ne possèdent pas le potentiel de richesse industrielle et touristique de Grasse et qui sont tout autant ville-centre.
Le Cannet Menton Grasse Cagnes 3 Dynamisme des investissements Ecoles : quelles réserves foncières ont-elles été faites pour accompagner la croissance démographique liée aux nombreux permis de construire accordés ? Pourquoi avoir attendu 10 ans pour engager la détection de lamiante alors quaujourdhui sengage une course-poursuite avec un budget dun million deuros pour faire face à ces obligations ? Sports : combien de temps a-t-il fallu attendre pour inaugurer un nouveau skate-park alors que le premier a été détruit quelques temps à peine après sa construction ? Quel gâchis de largent public ! Enfin, le revêtement de 2 stades a été refait mais aucun site nouveau à lhorizon sur 12 ans de mandat. Un terrain de rugby sur-exploité donc en mauvais état. des tribunes à Perdigon et à Jean-Girard vieillissantes et hors-normes. Pas de mini-sites sportifs pour doter les hameaux, territoires oubliés. La liste est longue et le constat déchec est criant. Commerce : comment relancer le commerce en centre-ville après avoir accéléré le glissement au Sud ? Quel manque danticipation ! Si ce nest plus quand on voit dans quelles conditions le centre commercial AXE 85 a été autorisé (permis de construire) sans respecter la procédure CDEC ni la concertation publique pourtant obligatoire Social : une nouvelle crèche, dite-vous, mais en fait elle remplace celle de Fragonard. Au final, seulement 15 places supplémentaires. Insuffisant pour faire face aux besoins de la ville « la plus jeune » du département ! Pas de foyer-logement pour les personnes âgées, souvent isolées et avec de faibles moyens. Pas dhôtel social pour accueillir les plus démunis et permettre leur réinsertion après leur avoir donné un toit provisoire Logements pour les actifs : face à la crise immobilière et à la cherté des loyers, au lieu de préempter des terrains et faire baisser les coûts, vous avez vendu le patrimoine de la ville à des promoteurs qui bâtissent des résidences de luxe et des résidences secondaires. Sans parler de votre autorisation de démolir les immeubles de la Tourrache, ce qui a lésé non seulement ses habitants mais aussi les Grassois qui auraient pu accéder aux appartements des Roses de Mai Routes communales : fréquemment, elles sont dans un état déplorable. Et les travaux cités concernent principalement des routes départementales. La municipalisation du Boulevard du Jeu de Ballon, suite logique de 2 routes départementales sest traduite par un transfert de charges (et quelles charges !) sur le budget communal. Sa mise en sens unique, avatar du fameux PDU, a encore été récemment sévèrement critiquée par lensemble des maires du canton de Saint-Vallier et de nombreux commerçants. Cela promet pour lintercommunalité II Les hypothèses du budget primitif 2008 : budget charnière vers laustérité ! 1 Maîtrise du fonctionnement : peu de moyens pour les services municipaux qui sont déjà très contraints et peu d'impact, pour le moment, de la création de la communauté dagglomération à qui ont été transférées grands nombres des compétences communales majeures. Pour mémoire : Communauté dagglomération Pôle Azur Provence Compétences obligatoires 1 Développement économique 2 Espace communautaire 3 Equilibre social de lhabitat 4 Politique de la ville Compétences optionnelles 1 Lutte contre la pollution 2 Elimination des déchets 3 Construction, aménagement, entretien et gestion déquipements culturels et sportifs dintérêt communautaire 4 Création et aménagement de voirie et de parcs de stationnement dintérêt communautaire Compétences supplémentaires 1 Gestion de cours deau et des vallons 2 Charte intercommunale de lenvironnement Nous sommes assez inquiets de vous voir évoquer un partenariat « public-privé » en ce qui concerne les services municipaux. Dautant plus, que les concessions déjà accordées brillent par leur coût pour le contribuable et leur durée et sont loin davoir prouvé leur efficacité. Cest bien, vous avez laissé à dautres le soin de renégocier la délégation du service public de leau avec la Lyonnaise alors même que lassociation de défense des consommateurs Que Choisir » a démontré le prix exorbitant du mètre cube deau dans les villes sans régie municipale. A Grasse, ville parmi les plus chères, le m3 coûte 3,45 euros. Pour rappel : Le Cannet : 2,72 (Lyonnaise) Cagnes :2,25 (Véolia) Vous navez donc pas considéré quil y avait urgence de renégocier alors même que la ville a à sa charge les importants travaux dinvestissements dont ceux très coûteux du canal du Foulon en état de dégradation avancée. 2 Stabilité fiscale. Heureusement car nous aurions atteint des sommets ! 3 Dynamisme de linvestissement : De quels investissements parlez-vous ? Seules sont mentionnées les poursuites de travaux engagés. Vous aviez loccasion de nous présenter les résultats du Plan Prévisionnel dInvestissement (PPI). Pourquoi ne pas lavoir fait ? 15,5 millions dinvestissement prévus en 2007. Combien de réalisés ? 6,8 millions prévus en 2008 ! Moins quen 2002. Vous ne parlez pas de laccroissement de lendettement Comme vous le savez, toutes ces préoccupations sont partagées par la 1ère adjointe, responsable des Finances et du Personnel La situation est grave. Est-elle désespérée ? Seule une forte volonté politique alliée à un souci de planification, de cohérence et de transparence peut permettre dinverser la situation. |