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Thierry LautardConseiller Général Grasse-Nord 1998-2004Conseiller Municipal Grasse 2001-2008 | ![]() |
2ème tour
Grasse Nord
Grasse Sud
Régionale PACA
Réunion
1er Tour
Invitation
Candidature
Presse
| Déclaration de candidature de Thierry LautardMesdames et Messieurs Mes très chers concitoyens, chers amis Je tiens à vous remercier pour votre présence ce soir. Je remercie également le directeur de l'Hôtel des Parfums qui a bien voulu nous accueillir ici. Un petit mot d'ailleurs, à propos du choix de ce lieu : il me semblait important de trouver un endroit qui soit symbolique de notre ville, l'Hotel des Parfums s'imposait donc ; d'autant plus que ne goûtant pas à l'excès le côté raide et institutionnel que peut prendre la vie politique, j'ai préféré ce lieu convivial. Si vous ajoutez à cela le fait qu'il est extrêmement difficile de trouver sur Grasse une salle municipale disponible, j'ai tenu à ajouter l'utile à l'agréable. Etre proche, rendre compteComme vous le savez, j'ai pendant six ans travaillé pour Grasse au Conseil Général. Je pense avoir fait face à la plupart de mes obligations à l'égard de mes concitoyens. La première de ces obligations, c'est la proximité et l'écoute qui s'est traduite par ma présence dans les rues de Grasse, au contact direct avec la population et les associations, ou encore à ma permanence hebdomadaire. La deuxième obligation, c'est de rendre compte de mon action, ce que j'ai scrupuleusement fait que ce soit en vous rencontrant au cours de mes bilans annuels par la publication d'un bulletin d'information. C'est une règle que je me suis imposée, même avec les moyens limités dont je dispose et tout en continuant à travailler à temps plein. Mais je considère comme tout naturel que les Grassois sachent ce que fait leur élu et que ce dernier soit à l'écoute de ses concitoyens. Concertation et efficacitéLa concertation, c'est également ce qui a prévalu au sein du groupe PS-Verts au Conseil Général, qui a travaillé pour tous les habitants de notre département, en bonne entente avec le groupe PC. C'est également la concertation qui a dominé nos rapports avec Jean-Raymond Vinciguerra, que je salue, avec qui nous nous sommes partagés les présences dans les commissions de travail du Conseil Général, afin que Grasse soit bien représentée. Cete manière de faire de la politique permet de privilégier le dialogue et donc l'efficacité. Elle a pour but principal d'uvrer au bien-être et à la dignité de nos concitoyens. Quand je parle de dignité, je fais allusion au fait que nous vivons dans le quatrième département le plus riche de France et que 10% de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté Un département mal géré par la droiteCes chiffres pour vous rappeler que la droite, majoritaire dans ce département, est historiquement responsable de l'incohérence qui sévit dans de nombreux domaines ; logement, transport, aide aux plus précaires et aux plus dépendants. Depuis la Libération la Droite a dirigé les Alpes-Maritimes et elle est aujourd'hui encore en position d'hégémonie : 4 sénateurs sur 4, 9 députés sur 9, 41 conseillers généraux sur 52 et tous les maires des grandes villes. Ayant tous les pouvoirs, elle est responsable du mauvais usage de ce pouvoir. Quand on voit le résultat sur la vie quotidienne de nos concitoyens, on ne peut que s'étonner de ces 50 années de main-mise : - Un réseau de routes départementales insuffisamment entretenu et incohérent dans sa structure. - Une quasi absence de transports en commun - Un manque criant de logements sociaux, dont cette droite ne veut d'ailleurs pas entendre parler. - L'absence de crèches qui handicapent les femmes qui travaillent. Il faut que vous sachiez que dans le Val de Marne, il existe 70 crèches financées par le Département. Il n'y en a qu'une dans les Alpes-Maritimes qui soit financée par le Conseil général : celle des employés, justement, du Conseil général Je peux ajouter encore l'absence de maisons de retraite publiques pour les personnes agées ou les centres d'accueil pour handicapés. Et, bien que nos concitoyens aient compris l'importance de la gestion des déchets et la protection de l'environnement, les élus de droite n'ont pas su faire face aux obligations qui leur incombaient. Résultat, aujourd'hui, nous devons envoyer nos déchets dans les Bouches-du-Rhône, ce qui double le prix de leur élimination... Les carences du libéralismeQuand je suis arrivé au Conseil général, j'ai pu me rendre compte avec plus d'acuité de toutes ces carences. Ces carences résultent directement de l'idéologie libérale du "laisser faire, laisser passer". En conséquence : cette majorité a délibérément choisi de ne pas mettre en place des outils d'observation et de prévision, car elle tenait la mise en place d'une politique de transports et de logement pour quantité négligeable. L'apport de la gaucheC'est l'une des grandes réussites de l'opposition de gauche que d'avoir obtenu la création de ces outils : - L'agence de déplacement et de l'urbanisme - Le syndicat mixte des transports, dont nous espérons qu'il permettra de créer un réseau de transports en commun cohérent au niveau du département, avec la mise en place d'une Carte Azur, sur le modèle de la carte orange parisienne. - Un observatoire des personnes âgées qui s'avère d'autant plus nécessaire que les climatologues prévoient encore des périodes de canicule dans les années à venir. Observatoire indispensable alors que se mettait en place l'allocation personnelle à l'autonomie, cette fameuse APA que le gouvernement Raffarin a réduit juste avant l'été 2003. - Un schéma départemental de protection de l'enfance, première responsabilité du Département. - Un établissement public foncier régional et un office départemental de HLM, qui doivent permettre de mettre en place une politique intelligente du logement. Une opposition utile et créativeTout cela, c'est l'opposition de gauche qui l'a obtenu. C'est encore NOUS qui avons imposé la Directive territoriale d'aménagement, la fameuse DTA, un instrument qui oblige les élus à placer le développement des Alpes-Maritimes sous le signe de la cohérence, de la rationnalité et du simple bon sens. Je vous rappelle d'ailleurs que le Conseil Général de droite et les maires des grandes villes ont voté contre cette DTA. Comme vous le voyez on peut très bien être dans l'opposition et faire avancer les choses. L'un des candidats déclarés à la prochaine cantonale essaie de faire croire qu'il vaut mieux appartenir à la majorité pour bien défendre Grasse. Je pose juste une question : quand cette personne était vice-président du conseil général, qu'a-t-elle apporté à notre ville ? Pour ma part, je ne vous assomerai pas d'exemples, mais on pourra développer ce point au moment de vos questions. Je dirai simplement que suite à mes interventions, ce sont 51 millions d'euros que le Conseil général a consacré à Grasse, depuis 1998, sans compter l'investissement routier. Et je ne compte pas tout ce qui est également programmé dans le budget 2004. Je sais que la personne que j'évoquais tout à l'heure se flatte d'avoir des rapports privilégiés avec M. Estrosi et qu'il essaye de s'attribuer tout le mérite de ce travail. On pourrait lui demander d'attendre une éventuelle élection pour se livrer à ce genre de déclarations, mais on a vu avec le gouvernement Raffarin que la droite préfère l'effet d'annonce et le spectacle médiatique au travail politique réel. Pour ma part, je pense que la politique doit avant tout prendre en considération le bien-être de tous nos concitoyens, et plus particulièrement des plus modestes et des plus fragiles. C'est pour toutes les raisons que je viens d'évoquer que je demande à mes concitoyens de m'accorder de nouveau leur confiance pour les six années à venir. Je vous remercie 11/02/2004 |